Saint-Rémy-de-Provence : guide complet du village au cœur des Alpilles
À 25 kilomètres au sud d’Avignon, Saint-Rémy-de-Provence concentre en quelques rues pavées tout ce qu’on aime de la Provence : pierre dorée, platanes centenaires, table d’artistes et lumière des Alpilles. Le village de 10 000 habitants attire chaque été plus de visiteurs que la moyenne d’une commune de cette taille, et la plupart arrivent depuis la Cité des Papes par la D571 ou la D5. On vous propose ici un guide complet pour passer une journée ou un week-end, du marché du mercredi matin aux ruelles du centre ancien, sans rater le site archéologique de Glanum ni la clinique de Saint-Paul-de-Mausole.
Comment rejoindre Saint-Rémy depuis Avignon
Depuis Avignon centre, deux itinéraires se valent. Le plus rapide passe par la D571 via Châteaurenard et Noves, comptez 35 minutes en voiture. Le plus joli longe la Durance puis grimpe la chaîne des Alpilles par Saint-Étienne-du-Grès, environ 45 minutes mais le panorama sur les crêtes calcaires en vaut le détour. En bus, la ligne 57 du réseau Zou relie la gare routière d’Avignon à la place de la République à Saint-Rémy en une heure, plusieurs allers-retours par jour. Le stationnement est gratuit sur les parkings du centre hors saison, payant et vite saturé en juillet-août.
Bon plan transport au départ de la gare TGV
Si vous arrivez en train à Avignon TGV, sautez dans la navette gratuite Le Pousse qui rejoint la gare-centre, puis prenez la ligne 57. L’aller-retour journée coûte moins de 5 euros par personne. Pour ceux qui louent une voiture, l’aéroport d’Avignon-Provence à Caumont est à seulement 30 minutes de Saint-Rémy par la D7n.
Le marché du mercredi matin, institution locale
Tous les mercredis matin de 8h à 12h30, le centre ancien de Saint-Rémy se transforme en l’un des plus beaux marchés provençaux. Plus de 150 exposants étalent leurs produits sur le boulevard Mirabeau, la place de la République et la rue Carnot. On y trouve la tapenade de Maussane, le miel de garrigue des Alpilles, les fruits confits d’Apt, les linges basques en lin et les savons de Marseille véritables. Comptez 2 à 3 heures pour le faire correctement, et arrivez avant 9h30 si vous comptez vous garer sans difficulté. En période de Festival d’Avignon, en juillet, le marché double sa fréquentation et certains parkings affichent complet dès 8h.
Les tables à ne pas manquer après le marché
Pour le déjeuner, La Maison Jaune sur la rue Carnot propose une cuisine de marché à 38 euros le menu midi. Bistrot Découverte du chef Claude Douard reste une institution gourmande de la place Favier. Pour un déjeuner plus simple, le Café des Arts sur la place Pelissier sert salades et plats du jour autour de 18 euros, avec une terrasse ombragée.
Glanum et Saint-Paul-de-Mausole : le couple antique et van Gogh
À 2 kilomètres au sud du centre, la route des Baux mène à deux sites emblématiques de la Provence antique et romantique. Le site archéologique de Glanum, géré par le Centre des monuments nationaux, conserve les vestiges d’une cité gallo-romaine fondée au IIe siècle avant notre ère. L’entrée coûte 9 euros, gratuite le premier dimanche du mois d’octobre à mars. Comptez deux heures pour visiter correctement, prévoyez chapeau et eau car aucun ombrage ne protège du soleil sur les ruines.
Juste en face de Glanum, le monastère Saint-Paul-de-Mausole abrita Vincent van Gogh entre mai 1889 et mai 1890. L’artiste y peignit plus de 150 toiles dont les célèbres iris et le champ de blé aux corbeaux. Le cloître roman, la chambre reconstituée et les jardins thérapeutiques se visitent pour 7 euros. L’établissement reste un centre de soins psychiatriques en activité, ce qui donne au lieu une intensité particulière. Combinez les deux sites sur une demi-journée, le billet groupé existe à 14 euros et reste disponible sur place ou en réservation en ligne.
Châteauneuf-du-Pape et la route des vins en boucle
Saint-Rémy se trouve au croisement de plusieurs appellations prestigieuses. Au nord, en passant par Avignon, le vignoble de Châteauneuf-du-Pape à 30 kilomètres mérite une journée entière. Les Baux-de-Provence et leur AOP d’huile d’olive sont à 10 minutes au sud. La Vallée des Baux concentre cinq moulins ouverts à la dégustation, dont le Moulin de Mas des Barres et le Moulin Castelas, primés régulièrement au Concours général agricole. Pour les amateurs de rosé, l’AOP Coteaux d’Aix s’étend à l’est vers Eygalières et Mollégès.
Où dormir pour rayonner sur les Alpilles
Le village compte une trentaine d’hébergements, du gîte rural à l’hôtel cinq étoiles. Le Château des Alpilles offre un séjour haut de gamme dans une demeure du XVIIIe siècle, comptez à partir de 280 euros la nuit en saison. Pour un budget intermédiaire, l’Hôtel du Soleil propose des chambres à 110 euros avec piscine et accès direct au centre à pied. Les chambres d’hôtes de Mas de Cornud restent une référence pour ceux qui cherchent une vraie maison provençale, autour de 180 euros petit déjeuner inclus.
Quand venir, quoi éviter
Évitez la deuxième quinzaine de juillet et la première d’août : le village déborde, les restaurants prennent réservation 15 jours à l’avance et la circulation se densifie sur la D5. La meilleure période s’étend de mi-avril à fin juin, puis de septembre à mi-octobre. Le mois de septembre offre encore les terrasses ouvertes, les vendanges en cours et des températures parfaites pour randonner dans les Alpilles. La Fête de la Transhumance fin mai et la Carreto Ramado d’août restent les deux rendez-vous traditionnels du village si vous voulez vivre une Provence authentique sans tomber dans le folklore figé.
