Pharmacie d’Avignon : 7 000 préparations par jour

La pharmacie à usage intérieur (PUI) du Centre Hospitalier d’Avignon traite quotidiennement un volume considérable de prescriptions, mobilisant un dispositif logistique et pharmaceutique de pointe pour desservir l’ensemble des services de soins du plus grand établissement de santé public du Vaucluse [^1^]. Cette unité, intégrée à un CHU de référence régional, illustre la sophistication de la pharmacie hospitalière française en 2026 : isolateurs à atmosphère contrôlée pour la préparation des chimiothérapies, automatisation de la dispensation nominative, et suivi qualité conforme aux Bonnes Pratiques de Préparation (BPP) éditées par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Le Centre Hospitalier d’Avignon : un établissement majeur en Provence

Le Centre Hospitalier d’Avignon (CHA), dénommé Centre Hospitalier Henri Duffaut depuis l’hommage rendu en 1998 à l’ancien maire d’Avignon, est l’établissement public de santé de référence pour le Vaucluse et le nord des Bouches-du-Rhône. Il compte environ 858 lits et places selon la fiche établissement publiée par le ministère de la Santé [^2^], et dispose d’un service d’urgences accueillant plus de 80 000 passages par an.

Localisation et bassin de population

Le CHA est situé 305 rue Raoul Follereau à Avignon, dans le quartier Sud de la ville. Il dessert le bassin de population de l’agglomération du Grand Avignon (192 000 habitants selon l’INSEE 2025 [^3^]) et constitue le centre de référence pour environ 350 000 habitants au total, couvrant le sud Vaucluse, la Drôme provençale et le Gard rhodanien.

La pharmacie à usage intérieur (PUI) : un rôle central

Toute la chaîne du médicament dans un établissement hospitalier passe par la pharmacie à usage intérieur, encadrée juridiquement par les articles L.5126-1 et suivants du Code de la santé publique. La PUI est placée sous la responsabilité d’un pharmacien titulaire et accomplit trois missions principales :

  • Achat et approvisionnement des médicaments et dispositifs médicaux stériles
  • Préparation des médicaments magistraux et hospitaliers (notamment chimiothérapies)
  • Dispensation nominative aux services de soins, avec traçabilité par patient

Le volume d’activité

Sur un établissement de la taille du CHA, le volume quotidien de mouvements pharmaceutiques (lignes de prescription, doses dispensées, préparations magistrales) atteint plusieurs milliers d’unités. La référence aux 7 000 mouvements quotidiens correspond à l’addition de :

  • Doses unitaires dispensées en dispensation nominative automatisée
  • Lignes de prescription validées par les pharmaciens
  • Préparations magistrales et hospitalières (chimiothérapies, nutrition parentérale, antibiotiques injectables)
  • Dispositifs médicaux stériles tracés (implants, prothèses, dispositifs invasifs)

Les isolateurs : cœur technologique de la préparation des chimiothérapies

Qu’est-ce qu’un isolateur pharmaceutique ?

Un isolateur est une enceinte étanche à atmosphère contrôlée permettant la manipulation de produits stériles ou hautement toxiques (cytotoxiques, anticancéreux) en protégeant à la fois le produit (stérilité) et le manipulateur (exposition). Les isolateurs hospitaliers sont conformes à la norme NF EN ISO 14644 sur les salles propres et environnements maîtrisés, classés ISO 5 (anciennement classe 100) pour la zone de manipulation.

Le rôle des isolateurs en pharmacie hospitalière

Trois isolateurs typiquement installés dans une PUI hospitalière de référence régionale permettent la préparation centralisée de :

  • Chimiothérapies anticancéreuses : reconstitution des poches et seringues sur ordonnance nominative médecin-prescripteur
  • Nutrition parentérale : préparation des poches pour patients en réanimation, néonatalogie ou nutrition artificielle
  • Antibiothérapie injectable complexe : reconstitution sur prescription avec adaptation posologique

Bonnes Pratiques de Préparation

Toute préparation en isolateur respecte les Bonnes Pratiques de Préparation publiées au Journal Officiel et mises à jour régulièrement par l’ANSM [^4^]. Ces BPP encadrent :

  • La qualification initiale et périodique des isolateurs (tests d’étanchéité, bio-contamination)
  • La traçabilité de chaque préparation (numéro de lot, péremption, patient destinataire)
  • La double vérification pharmacien-préparateur avant libération de la préparation
  • Le contrôle qualité libératoire (visuel, dosage si applicable)

Sécurité du médicament : un enjeu de santé publique

La sécurisation du circuit du médicament

Le circuit du médicament en établissement de santé est l’un des processus à plus haut risque, identifié comme prioritaire par la Haute Autorité de Santé (HAS) dans ses certifications. La PUI d’un CHU comme celui d’Avignon met en œuvre plusieurs barrières de sécurité :

ÉtapeMesure de sécuritéResponsable
PrescriptionLogiciel prescription connectée, double validationMédecin + interne
Validation pharmaceutiqueAnalyse pharmacothérapique systématiquePharmacien PUI
PréparationIsolateur stérile, traçabilité lotPréparateur en pharmacie
DispensationAutomate dispensation nominativePréparateur + IDE
AdministrationLecture code-barres patient, contrôle 5BInfirmier diplômé d’État

Le contrôle des cytotoxiques

Les chimiothérapies anticancéreuses font l’objet d’une vigilance renforcée. La préparation centralisée en isolateur supprime la manipulation par les infirmiers en service de soins, réduit les erreurs de dosage et permet une dispensation prête à l’emploi. L’unité de reconstitution centralisée des cytotoxiques (URCC) est devenue le standard en oncologie hospitalière française depuis le Plan Cancer 2003-2007.

Les métiers de la pharmacie hospitalière

Le pharmacien hospitalier

Diplômé du doctorat en pharmacie complété par le diplôme d’études spécialisées (DES) de pharmacie hospitalière (4 ans d’internat), le pharmacien hospitalier valide les prescriptions, supervise les préparations et engage sa responsabilité ordinale. Au CHA, l’équipe pharmaceutique compte une dizaine de pharmaciens titulaires et assistants spécialistes.

Le préparateur en pharmacie hospitalière

Diplômé du brevet professionnel de préparateur en pharmacie (BP) complété par le DPPH (diplôme de préparateur en pharmacie hospitalière), le préparateur réalise les opérations techniques de préparation et de dispensation sous la responsabilité du pharmacien. L’équipe d’un CHU comme celui d’Avignon mobilise généralement 40 à 60 préparateurs.

L’innovation technologique en pharmacie hospitalière

L’automatisation de la dispensation

Les automates de dispensation nominative (type Swisslog, Omnicell, BD Rowa) permettent de préparer les piluliers individualisés par patient et par service. Le CHA, comme la plupart des établissements de référence régionale, dispose de tels automates qui traitent plusieurs milliers de doses unitaires par jour avec un taux d’erreur inférieur à 0,1 %.

La pharmacie clinique au lit du patient

Depuis 2018, la loi de financement de la Sécurité sociale a renforcé la place de la pharmacie clinique en France. Les pharmaciens hospitaliers participent désormais aux visites médicales dans les services, réalisent la conciliation médicamenteuse à l’entrée et à la sortie d’hospitalisation, et conseillent les patients en sortie. Le CHA développe ces activités en lien avec les services de médecine interne, gériatrie et oncologie [^5^].

Le CH Avignon dans le paysage hospitalier régional

Le Centre Hospitalier d’Avignon s’inscrit dans le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) de Vaucluse, créé en 2016 conformément à la loi de modernisation du système de santé. Le GHT regroupe les hôpitaux publics du département :

  • CH Avignon Henri Duffaut (établissement support)
  • CH d’Orange
  • CH de Cavaillon
  • CH de Carpentras (Centre Hospitalier de la Communauté d’Agglomération Ventoux Comtat Venaissin)
  • CH de l’Isle-sur-la-Sorgue

La PUI du CHA assure des missions de coordination pharmaceutique territoriale pour certaines préparations spécialisées (chimiothérapies notamment), dans le cadre d’une mutualisation prévue par le projet médical partagé du GHT.

FAQ

Combien de pharmacies hospitalières existent en France ?

Selon le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens, il existe environ 2 850 pharmacies à usage intérieur (PUI) en France, dont 1 000 dans les établissements publics de santé.

Quelle est la différence entre une pharmacie d’officine et une pharmacie hospitalière ?

La pharmacie d’officine dispense au public sur ordonnance ou conseil ; la pharmacie hospitalière (PUI) dispense exclusivement aux patients hospitalisés ou en consultation interne. Les médicaments hospitaliers à statut particulier (médicaments réservés à l’usage hospitalier) ne sont pas accessibles en officine.

Les isolateurs sont-ils utilisés uniquement pour les chimiothérapies ?

Non. Les isolateurs sont utilisés pour toutes les préparations stériles à risque, y compris la nutrition parentérale, les antibiotiques injectables complexes, certaines préparations pédiatriques et néonatales, et les médicaments radiopharmaceutiques.

Comment devenir pharmacien hospitalier ?

Après le doctorat en pharmacie (6 ans minimum), il faut réussir le concours de l’internat en pharmacie (très sélectif) puis valider le DES de pharmacie hospitalière (4 ans). Au total, 10 ans d’études post-baccalauréat.

L’histoire du CH Avignon Henri Duffaut

Des origines médiévales aux hôpitaux papaux

L’histoire hospitalière d’Avignon remonte au XIIe siècle avec la fondation des premiers hôpitaux médiévaux : Hôpital Sainte-Marthe (fondé vers 1354 sous Innocent VI), Hôpital Saint-Bénézet (associé au pont d’Avignon), Hôpital des Pauvres et plusieurs maladreries dépendant des ordres hospitaliers. La papauté avignonnaise (1309-1377) a fait de la ville l’un des principaux centres d’accueil sanitaire de la chrétienté médiévale.

Du XIXe siècle au CH moderne

L’hôpital Sainte-Marthe, héritier des fondations médiévales, fonctionne jusqu’au XXe siècle dans le centre intra-muros (les bâtiments abritent aujourd’hui une université). Le déplacement progressif vers le site actuel de la route Raoul Follereau (quartier Sud) s’effectue en plusieurs phases entre 1965 et 1980. Le nouveau Centre Hospitalier d’Avignon est rebaptisé « Henri Duffaut » en 1998 en hommage à l’ancien maire (1958-1983) qui avait porté le projet de modernisation hospitalière.

L’organisation médicale du CHA

Les pôles cliniques

Le Centre Hospitalier Henri Duffaut est organisé en pôles cliniques regroupant les disciplines apparentées. Cette organisation, introduite par les ordonnances Mattei de 2005, structure l’établissement :

  • Pôle de médecine : médecine interne, cardiologie, pneumologie, gastroentérologie, néphrologie, neurologie
  • Pôle de chirurgie : chirurgie viscérale et digestive, urologie, orthopédie-traumatologie, vasculaire, ORL, ophtalmologie
  • Pôle femme-mère-enfant : maternité, gynécologie-obstétrique, pédiatrie, néonatologie, chirurgie pédiatrique
  • Pôle urgences-réanimation : urgences adultes, urgences pédiatriques, SAMU 84, réanimation polyvalente, soins continus
  • Pôle cancérologie : oncologie médicale, radiothérapie, hématologie clinique, soins palliatifs
  • Pôle médico-technique : laboratoires, imagerie, pharmacie, biologie médicale

Les chiffres-clés annuels

IndicateurVolume annuel typique
Passages aux urgences80 000 – 90 000
Hospitalisations complètes40 000 – 50 000
Hospitalisations ambulatoires30 000 – 40 000
Accouchements2 000 – 2 500
Interventions chirurgicales15 000 – 18 000
Personnel3 500 – 4 000 ETP

Focus chimiothérapie : le parcours patient

De la consultation au traitement

Pour un patient suivi en oncologie au CHA, le parcours typique se déroule ainsi :

  1. Consultation médicale : oncologue valide l’indication, prescrit le protocole
  2. Réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP) : validation collégiale obligatoire selon les recommandations INCa
  3. Programmation hôpital de jour : créneau de chimiothérapie attribué
  4. Prescription informatique : transmission à la PUI 24-48 h avant administration
  5. Validation pharmaceutique : analyse pharmacothérapique, contrôle posologie/poids
  6. Préparation en isolateur : reconstitution selon BPP, traçabilité lot
  7. Acheminement : transport sécurisé jusqu’au service de soins, chaîne du froid si requise
  8. Administration : infirmier sous responsabilité médicale, surveillance clinique

La traçabilité des chimiothérapies

Chaque préparation cytotoxique fait l’objet d’une traçabilité complète au niveau du patient :

  • Numéro unique de préparation
  • Identifiant patient (NIP)
  • Date et heure de préparation
  • Pharmacien valideur et préparateur exécutant
  • Numéros de lot des médicaments utilisés
  • Péremption maximale
  • Stockage et conditions de conservation
  • Administration effective (date, heure, infirmier)

Cette traçabilité est conservée pendant 30 ans au minimum, conformément aux obligations réglementaires de pharmacovigilance et de matériovigilance.

Innovations en pharmacie hospitalière 2026

L’intelligence artificielle au service de la prescription

Les systèmes d’aide à la décision pharmaceutique (CDSS – Clinical Decision Support System) intégrant des modules d’intelligence artificielle se déploient progressivement dans les CHU français depuis 2023. Ces outils :

  • Détectent automatiquement les interactions médicamenteuses
  • Ajustent les posologies en fonction de la fonction rénale (clearance créatinine)
  • Signalent les allergies déclarées du patient
  • Suggèrent des alternatives thérapeutiques en cas de rupture d’approvisionnement
  • Calculent les doses pédiatriques selon le poids et l’âge

Le CHA, comme les autres CHU français, intègre progressivement ces outils dans son logiciel de prescription connectée.

La pharmacie 4.0 : automates et robotique

Les automates de dispensation, de stockage et de préparation transforment l’organisation des PUI. Les évolutions récentes incluent :

  • Robots de reconstitution cytotoxique (alternative ou complément aux isolateurs manuels)
  • Automates de dispensation nominative multi-doses
  • Pharmacie pneumatique pour acheminement rapide vers les services
  • Solutions de stockage à température contrôlée monitorée en temps réel

Les défis de la pharmacie hospitalière en 2026

Les ruptures d’approvisionnement

Les ruptures de médicaments d’intérêt thérapeutique majeur (MITM) constituent un défi récurrent pour les PUI françaises. Selon l’ANSM, plus de 5 000 signalements de tensions ou ruptures ont été enregistrés en 2023. Les pharmaciens hospitaliers gèrent ces situations en mobilisant :

  • Des stocks tampons de précaution sur les MITM identifiés
  • Des protocoles d’alternatives thérapeutiques validés en commission du médicament
  • Des achats groupés via les centrales d’achat hospitalières (UniHA, RESAH)
  • Des dotations exceptionnelles auprès de l’ANSM

Le bon usage du médicament

Le bon usage du médicament (BUM) est un enjeu majeur, en particulier pour les molécules onéreuses (anticancéreux, biothérapies). La PUI valide les indications, encadre les prescriptions hors-AMM et participe aux commissions de bon usage avec les cliniciens. Cette mission contribue à la maîtrise médicalisée des dépenses de santé, mission contractualisée avec l’Agence régionale de santé (ARS) PACA.

FAQ complémentaires

Combien coûte une chimiothérapie en hôpital public ?

Le coût des chimiothérapies anticancéreuses varie considérablement selon les molécules : de quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers d’euros par cycle. Ces coûts sont intégralement pris en charge par l’Assurance maladie pour les patients reconnus en ALD (Affection de Longue Durée), sans reste à charge pour le patient.

La pharmacie hospitalière dispense-t-elle des médicaments aux patients en sortie ?

Oui, dans certains cas : médicaments rétrocédés (réservés à l’usage hospitalier mais nécessaires à la poursuite du traitement en ville), médicaments pour les patients à domicile (HAD – Hospitalisation À Domicile), certaines préparations magistrales non disponibles en officine.

Existe-t-il une astreinte pharmaceutique 24h/24 ?

Oui. Conformément à la réglementation, toute PUI hospitalière dispose d’une astreinte pharmaceutique permettant la dispensation et le conseil 24h/24, 7j/7, y compris jours fériés. Le pharmacien de garde valide les prescriptions urgentes et conseille les services de soins.

Visiter le CHA : informations pratiques pour les patients et visiteurs

Accès au site

Le Centre Hospitalier d’Avignon est situé 305 rue Raoul Follereau, 84902 Avignon Cedex 9, dans le quartier Sud de la ville. L’accès s’effectue :

  • En voiture : sortie autoroute A7 Avignon Sud, suivre la signalisation, parking visiteurs payant (parc Sud et parc Nord)
  • En transports en commun : bus Orizo lignes 2 et 5, arrêt « CH d’Avignon »
  • En train : depuis la gare Avignon Centre (15 minutes en bus), depuis Avignon TGV (25 minutes en bus + tramway)
  • Pour les personnes à mobilité réduite : places PMR signalées, navette interne entre les pavillons

Horaires de visite

Les horaires de visite varient selon les services : généralement 13 h à 20 h pour les services d’hospitalisation classique, restreints pour la réanimation, néonatologie et maternité. Les renseignements précis sont disponibles à l’accueil principal ou sur le site web du CHA. Pendant les épisodes épidémiques (grippe saisonnière, COVID, gastro-entérite), des restrictions peuvent être mises en place pour protéger les patients fragiles.

Les autres établissements de santé du Grand Avignon

Établissements publics

  • CH Henri Duffaut : établissement support du GHT Vaucluse
  • CH d’Orange : médecine, chirurgie, gériatrie, soins de suite
  • CH de Cavaillon : médecine polyvalente, urgences, gériatrie
  • Centre Hospitalier de Montfavet : spécialisé en psychiatrie

Établissements privés

  • Polyclinique Urbain V : MCO, urgences, plateau technique chirurgical
  • Clinique Rhône-Durance : MCO, maternité, cardiologie interventionnelle
  • Clinique Sainte-Catherine : oncologie, soins palliatifs spécialisés

La PUI au cœur de la qualité hospitalière

Certification HAS

Toutes les pharmacies hospitalières françaises sont évaluées dans le cadre de la certification des établissements de santé pilotée par la Haute Autorité de Santé. Le référentiel 2020 V2020 et son évolution incluent plusieurs critères directement liés à la pharmacie : circuit du médicament sécurisé, préparation des chimiothérapies, dispensation nominative, traçabilité des dispositifs médicaux implantables. Le CHA, comme tous les CHU français, est régulièrement certifié avec mention.

Indicateurs nationaux

Plusieurs indicateurs nationaux mesurent la qualité du circuit du médicament :

  • IPAQSS (Indicateurs Pour l’Amélioration de la Qualité et de la Sécurité des Soins)
  • Indicateur « Tenue du Dossier Patient » (TDP)
  • Indicateur « Conformité de la prescription médicale en sortie d’hospitalisation »
  • Indicateur « Conciliation médicamenteuse »

Ces résultats sont publiés annuellement et consultables sur le portail public Scope Santé.

Sources

[^1^] Centre Hospitalier d’Avignon (Henri Duffaut) — Site officiel : https://www.ch-avignon.fr/ (consulté 2026-05-17)

[^2^] Ministère de la Santé — Fiche établissement CH Avignon : https://www.scope-sante.fr/ (consulté 2026-05-17)

[^3^] INSEE — Dossier complet Communauté d’agglomération du Grand Avignon : https://www.insee.fr/fr/statistiques/ (mise à jour 2025)

[^4^] ANSM — Bonnes Pratiques de Préparation : https://ansm.sante.fr/uploads/2021/02/12/bonnes-pratiques-de-preparation.pdf

[^5^] HAS — Référentiel pharmacie clinique : https://www.has-sante.fr/ (consulté 2026-05-17)

À propos de l’auteur

Lucas Martin — Restaurateur Avignon

Restaurateur à Avignon, expert sorties Vaucluse et activités famille.

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Au-delà de la pharmacie ultra-automatisée qui traite 7 000 prescriptions par jour, le maillage avignonnais comprend plusieurs officines qui rendent service dans des contextes différents. La pharmacie roux avignon, installée historiquement intra-muros, sert une clientèle de proximité avec un accueil orienté conseil et préparations magistrales. La pharmacie lafayette avignon appartient au groupement Lafayette, connu pour ses prix tirés sur la parapharmacie et l’OTC, fréquenté par les familles à budget contraint et les étudiants. Pour les besoins en urgence, savoir où trouver une pharmacie avignon ouverte en soirée, le dimanche ou un jour férié est précieux : le site monpharmacien.sante.gouv.fr et le 3915 indiquent en temps réel la pharmacie de garde de secteur, avec adresse et horaires précis. Certaines officines avignonnaises pratiquent par ailleurs des horaires élargis en semaine, jusqu’à 20h voire 21h, ce qui couvre les trajets retour de travail vers les zones de Montfavet ou Le Pontet. Cette densité d’offre, combinée à la pharmacie hyper-équipée du dossier principal et à ses trois isolateurs ultra-automatisés, fait d’Avignon une ville où l’accès au médicament reste globalement fluide, à condition de connaître l’enseigne la mieux adaptée au type de besoin (conseil long sur traitement chronique, prix bas sur l’OTC et la parapharmacie, urgence de garde le week-end). Garder dans son téléphone le contact d’au moins deux officines évite la mauvaise surprise du soir de fermeture annuelle.

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